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Nef de l’Église prieurale de Saint-Nicolas
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Saint-Leu-d’Ésserent ( Oise ) . vue générale depuis le sud . Les élévations latérales, visibles de loin, et dominées par les trois tours, sont imposantes du fait de la répétition de la même disposition pour les bas-côtés et la nef sur six travées, ou huit travées si l'on fait abstractions des légères différences que présentent les deux premières demi-travées du chœur. L'ornemention est caractéristique de la première période gothique : la toiture retombe sur une corniche formée par un double rang de têtes de clous ou pointes-de-diamant, et ce même motif est également utilisé en haut des arc-boutants ; en haut de l'étage du triforium ; et encore à l'intérieur des cercles qui entourent les oculi hexalobes des fenêtres hautes de la cinquième et sixième travée au sud seulement (sur les quatre premières travées, on trouve des billettes). Les fenêtres hautes de la nef sont inspirées de la cathédrale de Soissons, et se présentent comme des paires de lancettes simples surmontées de l'oculus hexalobe déjà mentionné, inscrites dans un arc de décharge commun. Non décorées à l'intérieur de l'église (hormis les arc-formerets avec leurs colonnettes à chapiteaux qui appartiennent au voûtement), elles sont cantonnées de fines colonnettes monolithiques couronnées de chapiteaux à crochets, dont les tailloirs forment un bandeau mouluré continu sur toute la longueur de la nef (mais pas du chœur), et surmontées d'une archivolte torique. Cela vaut aussi pour les fenêtres hautes du chœur, et par ailleurs, pour celles des bas-côtés. Au niveau du chœur seulement, les fenêtres hautes retombent sur un larmier, et deux assises plus bas, des corbeaux, deux par travée, font saillie devant le mur : ce sont des traces de l'ancienne toiture des bas-côtés, jusqu'au début du xiiie siècle quand le triforium du chœur était encore une succession de galeries ouvertes sur les combles. Ensuite les toitures des bas-côtés avaient été ramenées à la forte pente qu'elles accusaient initialement autour du chœur, avant que Paul Selmersheim ne restitue l'état du xiiie siècle au cours des années 1890 grâce à une couverture par des dalles de béton. Grâce à cette intervention, l'arrière du triforium est de nouveau visible, éclairé par de toutes petites fenêtres étroites : deux lancettes en arc brisé encadrant un oculus pour la nef des années 1190-1200, et deux lancettes sans l'oculus au milieu pour le chœur, où la disposition date des alentours de 1210. Au niveau de la sixième travée, on remarque le raccordement des triforiums des deux camapagnes de construction : celui de la nef est moins saillant .
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